18 janvier 2017

Entre mes mains le bonheur se faufile

Entre mes mains le bonheur se faufile - Agnès Martin-Lugand


Année de sortie: 2014
Collection: Michel Lafon
Genre: Contemporain
Nombre de pages: 336
Résumé: Depuis l’enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l’aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n’ont toujours vu dans ses ambitions qu’un caprice : les chiffons, ce n’est pas « convenable ». Et Iris, la mort dans l’âme, s’est résignée.

Aujourd’hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s’être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s’ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire…

Portrait d’une femme en quête de son identité, ce roman nous entraîne dans une aventure diabolique dont, comme son héroïne, le lecteur a du mal à se libérer.

Mon avis:

3/5

Ce livre est ma deuxième rencontre avec l'auteur. J'avais déjà lu "Les gens heureux lisent et boivent du café" et avait relativement apprécié ma lecture. J'ai donc ajouté ce petit livre dans ma pile de livres à acheter, et quelques jours plus tard, entre mes mains un exemplaire se faufile !

J'ai lu l'édition "Pocket" encore une fois, un livre de 281 pages. Il n'y a pas à dire, je préfère les livres de poche, ça entre sans problème dans ma sacoche et cela permet d'avoir toujours un bouquin sur soi.

Ce livre raconte donc l'histoire d'Iris, une jeune femme qui, depuis toute petite, est passionnée par la couture, mais qui a dû se résigner et abandonner son rêve. Elle a fini par se marier à un mari médecin distant et elle est enfermée dans une vie fade et monotone, travaillant dans une banque. Or, lors d'un repas de famille, une révélation va tout bousculer : ses parents lui apprennent qu'ils lui ont caché la lettre d'admission dans une école de couture qu'elle avait reçu étant jeune.

Pour Iris, c'est le déclic: ses proches ne croient ni en son talent pour la couture ni en son rêve, mais peu importe ! Elle décide donc de tout quitter et de tenter sa chance dans une école de couture située dans la capitale de la mode. Iris qui va quitter sa petite vie bourgeoise et ennuyante. Entre nouvelle rencontre et rebondissements, ce livre retrace sa "nouvelle vie".

La couverture de ce livre est typiquement le style de l'auteur, mais quasiment identique au livre des Gens Heureux. Toujours cette femme assise, seule, en noire et blanc... mais cette fois la cigarette fait place à un cahier... de dessins peut-être? Le titre en police de base en teinte rosée/orangée... On reste dans les bases. Je m'attendais à quelque chose d'un peu différent du premier livre, mais non. Passons.

Le style de l'auteur est claire, toujours sans fioriture, va droit au but. Comme dans son premier tome, je n'ai eu aucune difficulté à entrer dans l'histoire, et les émotions de la protagoniste sont bien retranscrits.

En revanche, déçue par les personnages caricaturaux. Autant, j'ai été touchée par le personnage d'Iris, un personnage que j'ai vraiment adoré suivre (peut-être parce que j'étudie la couture et que je sais à quel point c'est difficile de se faire remarquer lorsqu'on vise de grandes écoles).

J'ai eu du mal avec le personnage de Gabriel, qui m'a fait pensé au personnage un peu "bad boy" encore une fois qu'on retrouve dans teeeeeeeeellement de livres ! Toujours une histoire d'amour qui tombe comme un cheveu dans la soupe, toujours ce "je t'aime -moi non plus" qui était déjà présent dans les Gens. Bref, le mec au premier abord inapprochable, froid, mais qui va tout de même s'enticher de la femme assez silencieuse... bref, l'histoire d'amour n'a pas été une réussite pour moi.

Marthe, je ne sais qu'en penser. Je ne m'attendais pas à la chute. Personnage spécial, et le seul qui change véritablement.

Comme je l'ai dit dans ma chronique des Gens, il n'y a quasiment AUCUNE description de la ville. Que des actions, des actions, et des actions. Je suis restée sur ma faim. Paris est la capitale de la mode, et la mode et la couture sont au centre de l'histoire, mais Paris a été relayé au second plan. J'ai eu des difficultés à m'imaginer certains lieux que l'auteur a seulement survolé au lieu de véritablement décrire. Comme dans les Gens, un lieu choisi qui aurait pu être intéressant... mais qui reste secondaire.

J'ai adoré la première partie du livre. Adoré le personnage d'Iris qui, du jour au lendemain, décide de tout quitter, boulot et maison, pour vivre dans l'extravagance de Paris pour réaliser ses rêves. Adoré suivre son évolution, voire sa détermination qui était palpable entre les lignes... Une femme courageuse qui n'a pas froid aux yeux... qui n'a jamais rêvé de recommencer sa vie ailleurs?

 En revanche, j'ai vraiment décroché à la deuxième partie, c'est-à-dire l'histoire d'amour. Une romance trop rapide, trop incohérente.. Bref, j'ai décroché. Si le livre avait suivi le même parcours que la première partie, peut-être que ce livre aurait été un coup de cœur, mais là...

Dans ce livre, malheureusement, Agnès Martin-Lugand n'a pas essayé de quitter ses sentiers battus, elle n'a pas cherché à faire autre chose. Au final, avec la deuxième partie, j'ai eu l'impression de me retrouver avec un "Les Gens heureux lisent et boivent du café" remanié... Les parents ne comprennant pas, le mari mort ou inexistant, au final l'héroïne décide de tout quitter pour partir vivre ailleurs avant de rencontrer un bad boy qui l'énerve au départ, mais que bon, c'est bien connu, les femmes sont toujours attirés par les bad boy, et ce dernier n'est jamais aussi méchant qu'il en a l'air.. et pour finir on se retrouve avec une histoire d'amour prévisible, niaise et mièvre...

Autant à la fin des Gens, j'étais confiante, je me suis dit "Bon, je n'ai pas vraiment aimé l'histoire d'amour, mais je n'aime pas trop les romances en général... ça passera peut-être mieux dans son prochain livre"... Et avec "Entre mes mains", j'ai commencé à saturer. C'est vraiment dommage.

Quand je vois que Agnès Martin-Lugand reste autant sur ses acquis et qu'au final son premier tome des Gens est aussi identique qu'Entre mes mains, je ne sais pas si je vais réessayer de lire un autre de ses livres.

Je suis sûre que l'auteur pourrait tenter autre chose, et ainsi surprendre ses lecteurs !

Pour finir, une première partie tout simplement géniale hormis quelques points faibles (comme les descriptions peu existantes, un Paris relayé au second plan), et une seconde partie qui m'a fait saturer, je donne à ce livre une note de 3/5.

Et vous? L'avez-vous lu? Si oui, qu'en avez-vous pensé?

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