23 août 2016

Elle s'appelait Sarah

Elle s'appelait Sarah - Tatiana de Rosnay


Année de sortie: 2014
Collection: Le livre de poche
Genre: Historique
Nombre de pages: 402
Résumé: Paris 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d'Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s'attache en particulier au destin de Sarah et mène l'enquête jusqu'au bout, au péril de ce qu'elle a de plus cher.
Paris 16 juillet 1942. A l'aube la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l'enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là...

Mon avis:

5/5

J'avais déjà commencé ce livre lorsque j'étais au collège, mais je n'avais pas eu le temps de le finir. Lorsque j'ai vu qu'il se trouvait au CDI de mon lycée, je l'ai immédiatement emprunté.
Et, bon sang, ce livre est poignant.

Ce livre est séparée en deux parties : L'histoire de Sarah, jeune juive déportée avec ses parents, et celle de Julia, journaliste américaine, qui, 60 ans plus tard, verra son destin s'entremêler avec celui de la fillette.

Le style de Tatiana de Rosnay est sobre, mais précis, percutant et efficace. Elle a happé toute mon attention, et ce tout au long du livre. Et même si certains moments sont très durs, je n'ai pu arrêter ma lecture. Les chapitres sont courts, et on alterne entre le point de vue de Sarah (le chapitre est en italique) et celui de Julia.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Sarah. D'ailleurs, on n'apprend son véritable prénom que vers le milieu du livre, car avant cela elle est appelée « la fillette ». Lors de la rafle, elle n'a que dix ans. Lorsque les policiers sont à sa porte pour les emmener elle et sa mère, elle enferme son petit frère dans le placard pour le protéger, en lui promettant de revenir bientôt. Cependant, son angoisse grandit au fur et à mesure qu'elle s'éloigne de l'appartement.

Vu qu'elle était jeune, ses parents ne lui ont rien dit au sujet de la rafle, de ce qu'il pourrait arriver. Elle est donc dans l'incompréhension, découvrant l'horreur au fil des événements qui se déroulent. A un certain moment du livre, elle observe les policiers français qui ont emmené les familles juives, et se demande même si ces personnes ont une famille, et comment ils peuvent faire cela.

A partir du moment où elle quitte son appartement, elle n'a qu'un but : retrouver son frère, seul dans son placard, avec seulement une bouteille d'eau et une lampe-torche. Plus elle s'éloigne, plus elle angoisse et elle culpabilise : elle se dit qu'elle a abandonné son petit frère.

Le personnage de Julia m'a également plu. Elle est américaine, et on découvre la France sous un œil nouveau. Journaliste, elle doit faire un article sur le Vél d'Hiv car l'événement tragique fête ses 60 ans. Or, dans ses recherches, elle va découvrir que l'appartement dans lequel elle doit emménager avec sa fille et son mari avait auparavant appartenu à une famille juive déportée. Elle va alors se lancer à sa recherche.

Ce livre est vraiment poignant. L'horreur de ce qu'il s'est passé m'a bouleversé, et c'est vrai qu'on en parle peu. On n'évoque jamais les policiers français qui ont emmenés des familles pour les envoyés dans des camps.

En bref, je le recommande.

Je pense même que ce livre, on pourrait le faire étudier à des collégiens. C'est un bouquin plus qu'intéressant qui se lit rapidement.

Et vous? L'avez-vous lu? Si oui, qu'en avez-vous pensé?

2 commentaires:

  1. De mon côté je l'ai lu en fin d'année dernière, c'est un collègue qui me l'a prêté. J'ai tellement été touchée que je ne l'ai pas chroniqué, je n'aurai pas réussi à faire une chronique à la hauteur de tout ce que j'avais à dire.

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    1. Oui, je comprend ton ressenti.
      Pour moi, c'est important de faire une chronique, même si c'est juste deux phrases. Je connais des personnes qui n'avaient jamais entendu parler de ce livre avant que je leur donne mon avis dessus.
      Pour moi, faire une chronique n'est pas seulement critiquer, c'est aussi partager :)

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