23 août 2016

Ainsi puis-je mourir?

Ainsi puis-je mourir - Viviane Moore


Année de sortie: 2013
Collection: 10-18
Genre: Historique
Nombre de pages: 419
Résumé: En faisant des amours interdites de Marguerite de Ravalet le sujet de son nouveau roman, Gabrielle Dancel ne peut se douter à quel point son destin va se mêler à celui de son héroïne. Quatre cents ans après ce drame qui défraya la chronique sous Henri IV, la malédiction semble se répéter et faire de la jeune romancière sa dernière victime.

Avis extérieur:

«  Un seul roman, mais deux histoires, l’une vraie, l’autre imaginaire pour mieux nous faire rêver, pour mieux nous faire frémir… »
Florence Delmas – Le Dauphiné Libéré.

Mon avis:

4/5

J'étais dans une librairie quand j'ai vu ce livre. Et la première chose qui m'a charmé, c'était la couverture. Après avoir lu le résumé, très intéressant d'ailleurs, j'ai décidé sans plus attendre de l'acheter.

La couverture de ce livre est magnifique. Elle nous donne comme un aperçu de l’univers de l’auteur,  comme si ouvrir ce livre revenait à ouvrir les portes du château. En outre, j’ai déjà lu plusieurs livres de la collection 10-18, et je sais qu’il s’agit en général de bons bouquins.

Ce récit commence comme un conte de fée. Le coup de foudre entre Gabrielle Dancel, romancière, et Philip Sedley. Peu de temps après, le mariage, et les jeunes mariés s’installe dans la demeure familiale, le château de Ravalet, situé près de Cherbourg, en Normandie.

Arrivée dans son nouveau lieu de vie, Gabrielle désire écrire un roman, une biographie d’une jeune fille, Marguerite de Tourlaville, ayant vécu au château il y a plus de 4 siècles.

Et sans s’en rendre compte, Gabrielle va se retrouver piégée au sein d’un passé qui se répète….

Je vais donc entrer directement dans le vif du sujet.

La plume de Moore est plus qu’intéressante. Un vocabulaire riche, varié, envoûtant, et en harmonie avec les deux univers.

Le personnage de Gabrielle, cependant, m’a déçue. Elle semble sans émotion à certains moments, comme si elle s’en foutait de tout. Ce sont des petits passages qui passent vite inaperçus, car, oui, ce livre est très bon dans l’ensemble.

Les décors sont soignés, parfaits. Rien n’est de trop, rien n’est pas assez.
Ecrire un livre sur deux points de vue différents, au même moment, c’est toujours risqué. Cela peut vite susciter un décrochement du lecteur, de la lassitude, voire de l’incompréhension. Eh bien non,  Moore a réussi, de manière fort habile, à décrire ces deux points de vue, en outre à des époques différentes, sans m'ennuyer. L’auteur possède vraiment une grande habilité en ce qui concerne le maniement des mots.

L’histoire maintenant. Le début est très long. J’ai souvent lu les premiers chapitres, puis j’ai arrêté, car ça n’avançait pas, ça traînait. Cependant, un jour, je me suis en quelque sorte forcée à le continuer et franchement, je n’ai pas regretté ! A partir d’un certains moments, tout s’accélère.  Gabrielle est piégée dans le château où semble régner une malédiction.
Mensonges, chantages, les masques tombent, et Gabrielle se retrouve quelques fois en danger. En parallèle, Marguerite, qui fait face elle-même à certains événements.

Mis à part les quelques petits points négatifs, j’ai adoré. L’auteur a une plume que j’apprécie, et dès que j'ai fini le moment où ça traîne, je suis subjuguée par l’univers du livre, la curiosité piquée à vif, et le livre se fini très rapidement.

Voici, je pense, les phrases qui m’ont le plus plu dans le livre :
« Même en fuyant l’on est pris ; Ce qui me donne la vie me cause la mort ; Les deux n’en font qu’un ; Ainsi puis-je mourir… »
Ces phrases sont écrites dans le château, je ne sais plus où exactement.

Ce livre aurait pu être un coup de cœur, car, une fois fini, je me suis rendue compte que je l'avais vraiment aimé. Malheureusement, j'ai eu beaucoup trop de mal à le commencer, le début étant très long.

Pour finir, je recommande ce livre. Il a tous les moyens de nous faire rêver, de nous permettre de nous évader.

Et vous? L'avez-vous lu? Si oui, qu'en avez-vous pensé?

Extrait:


« Il avait plu, une pluie fine qui avait jeté un voile scintillant sur la vallée et les collines alentour. Puis, au détour du chemin, il apparut. »

« J'avais l'impression d'être sur un sol mouvant et ne savais comment conserver mon équilibre. Dans ces moments d'inaction forcée, alors que je gardais la chambre, le château s'était réveillé. Réduisant à néant en quelques heures mes efforts pour l'apprivoiser. Il n'était plus la demeure que j'avais rénovée avec amour, celui avec lequel j'avais fait la paix, il était redevenu un être vivant et l'inquiétant personnage des premiers jours, habité d'ombres anciennes qui murmuraient la nuit et hantaient les couloirs. »

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